Les Vœux de Amédée ADELAIDE, Président du CSLR
`Compatriotes de Guadeloupe,
Cette année 2026 commence par de grandes promesses dont nous avons grand besoin.
Promesses d’abord, que tout devrait aller mieux en cette nouvelle année. Et pour cela il nous faut la santé physique et morale qui nous donnerons le courage, la volonté et la détermination d’identifier les plages de bonheurs qui nous entourent aussi bien que de faire face aux problèmes de tous les jours, de notre environnement immédiat, comme de ceux qui nous viennent du monde extérieur.
Promesses ensuite de nos politiciens qui nous jurent en cette année 2026 de réaliser tout ce qu’ils n’ont pas fait durant tout le temps de leurs mandatures et de corriger en un an, tout ce sur quoi ils ont échoué des années durant.
Il est instructif d’entendre et même d’analyser les propos du plus engagé d’entre eux.
Pour ceux qui ne l’auraient pas entendu, voici un résumé des promesses de ce Monsieur :
« Trop de morts sur les routes, Trop de familles endeuillées par des crimes de sang.
Venir en aide à nos compatriotes que la précarité frappe durement.
Des centaines d’enfants placés sous la responsabilité du département dont il se sent le Père.
Pensés pour ceux qui sont hospitalisés qui souffrent.
Hommage à ces femmes et ses hommes qui font vivre le service public.
2026, année de la lucidité renforcée dans l’action ; parce qu’être lucide, ce n’est pas céder au découragement ou à la fatalité, c’est décider d’agir précisément parce que les choses sont difficiles.
Le conseil départemental sera plus que jamais la collectivité des solidarités.
Nous renforcerons l’accompagnement de nos ainés.
Nous poursuivrons notre mission éducative.
Nous amplifierons nos actions d’insertion.
Nous accompagnerons fortement nos agriculteurs, nos éleveurs et nos pêcheurs
Nous poursuivrons sans relâche le combat pour l’eau
Nous continuerons le soutien de toutes les communes.
L’année qui s’ouvre sera une année de choix, de choix démocratique, de choix pour faire évoluer nos institutions, de les rentrent mieux adaptées à nos réalités.
je le dis les guadeloupéens ne doivent pas être les otages de la peur ni des postures politiciennes ni des calculs électoraux. L’avenir de notre pays mérite mieux.
Pep la mérité la vérité, pep la mérité respect
Et ce peuple c’est un peuple de talent, un peuple de génie.
Dans les arts, dans le sport.
Avec des scientifiques.
Je pense à cette jeunesse guadeloupéenne parfois contrainte de partir mais qui porte toujours la Guadeloupe dans son cœur »
Ce long laïus peut être analysé en trois parties :
PREMIÈREMENT : Tout d’abord, ce personnage intéressant, présente la situation d’avant 2026 comme s’il la découvrait après un réveillon trop festif.
* Des morts sur les routes : Grand-Dieu ! Mais que fait Route de Guadeloupe dont le Président n’était autre que celui du Département. Serions-nous les seuls nous usagers guadeloupéens, à remarquer les trous aussi énormes que multiples sur les voies nationales, régionales, départementales, communales. Tout cela aggravé le plus souvent par un manque de signalisation notamment au sol.
* Venir en aide à nos compatriotes durement frappés par la précarité : Seigneur ne serait-ce pas les propos d’un extraterrestre ? A-t-on besoin d’avoir fait HEC ou l’ENA pour voir le nombre de SDF qui vagabondent dans nos villes et même le long des routes mettant dangereusement en jeu leur vie.
* Pensés pour ceux qui sont hospitalisés qui souffrent. Diable ! Ne sait-il pas qu’en ce moment même, de violentes et funestes grèves perturbent le Centre Hospitalier Universitaire de la Guadeloupe. Ne sait-il pas que ces blocages sont fréquents, privant les malades de soins, parfois interdisant aux soignants comme aux parents de malades, de pénétrer au sein de l’établissement. Nous lui conseillons de s’adresser au Président du Conseil de Surveillance du CHU, qui, nous a-t-on dit, n’est autre que le Président du Département.
* accompagner fortement nos agriculteurs, nos éleveurs et nos pêcheurs : Il serait temps d’y penser. On nous dit que les ports par exemples sont départementaux. Peut-être pourrait-il interpeler le Président du Département ?
* Poursuivre sans relâche le combat pour l’eau ! Grosses rigolades, mes amis ! là aussi, il serait indispensable d’interpeler le Président de l’Office de L’Eau Guadeloupe, qui statutairement n’est autre que le Président du Département. Nous savons, on nous rétorquera que l’Office de l’Eau ne gère pas directement la distribution d’eau potable. Cependant, La Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 mettra en avant trois points :
• améliorer le service public de l’eau et de l’assainissement grâce à une gestion plus transparente en améliorant l’organisation institutionnelle,
• améliorer l’accès à l’eau pour tous dans des conditions économiques acceptables par tous en introduisant les enjeux sociaux dans la gestion et la tarification de l’eau,
• protéger la ressource en proposant des mesures pour remédier aux déséquilibres entre les ressources disponibles et la demande en eau : mise en place des débits réservés, prise en compte de la continuité biologique, gestion des zones humides,
Alors au lieu de « jeter l’argent du Département par les fenêtres », en ouvrant une maison de la Guadeloupe à Paris, en multipliant les réceptions à Paris, le Département ferait mieux d’utiliser cet argent public pour financer les réparations du réseau de distribution d’eau potable.
* Pep la mérité la vérité, pep la mérité respect, a-dit notre élu. Eh bien le voilà, le respect du au peuple. C’est lui dire la vérité. C’est reconnaître ses échecs et même ses incompétences.
DEUXIEMEMENT Changement de Statut :
En deux phrases, notre élu expédie la question :
2026 sera une année de choix, de choix démocratique, des choix pour faire évoluer nos institutions, de les rendre mieux adaptées à nos réalités.
je le dis les guadeloupéens ne doivent pas être les otages de la peur ni des postures politiciennes ni des calculs électoraux. L’avenir de notre pays mérite mieux.
1) 2026 année de choix démocratique pour faire évoluer nos institutions : mais nous électeurs Guadeloupéens, quand avons-nous décidés qu’il en serait ainsi ? Démocratique dites-vous ? vous avez une drôle de manière de faire fonctionner la démocratie ! Vous viendrez comme en 2010 pour la Martinique et la Guyane nous proposer des options à prendre ou à laisser ! Et si nous disons NON, comme en Martinique, vous reviendriez quinze jours après avec un projet un peu modifié ? Et si nous disons encore NON, vous reviendrez tous les quinze jours jusqu’à ce que notre électorat soit fatigué et reste chez lui, de sorte que le Oui l’emportera sous une participation ridicule ? C’est ça, votre Démocratie ?
2) Vous dites : je le dis, les guadeloupéens ne doivent pas être les otages de la peur ni des postures politiciennes ni des calculs électoraux. A notre tour, nous vous le disons, Monsieur, ce que vous décrivez là, c’est l’exacte image de votre comportement. La peur n’est pas chez les Guadeloupéens qui savent parfaitement ce que leur a donné la Départementalisation. Il leur suffit de regarder chez leurs voisins caribéens. Mais elle est, la peur, chez vous qui refusez de regarder les réalités de face. Vous êtes des gestionnaires qui avez perdu sur tous les aspects : l’eau, les déchets, les routes, les hôpitaux, et bien d’autres choses encore.
Les postures politiciennes c’est Vous !
Les Calculs électoraux, c’est vous !
Alors retenez vos propos et respectés les Guadeloupéens.
ENFIN la Conclusion
Tous ces gens qui se croient, dès lors qu’ils ont été élus, autorisés à faire ce qu’ils veulent de notre avenir, doivent être remerciés et renvoyés chez eux. Tous ces gens qui, parce qu’ils ont été élus comme Maire, Conseiller Départementaux, Conseiller Régionaux, Député ou Sénateur se donnent le droit de changer notre Statut Départemental, tous ceux-là doivent apprendre qu’ils n’ont été élus que pour remplir le mandat que l’élection leur a confié. ET Rien d’autre. Si donc Mesdames, Messieurs les Elus, vous l’avez oublié, l’électorat Guadeloupéen saura vous le rappeler, comme il la fait déjà en 2003, en rejetant votre projet de changement de Statut par 75% de NON.
Population Guadeloupéenne vivant en Guadeloupe sur une terre que nous aimons, en mars prochain, nous avons déjà une première opportunité de nous débarrasser de ces élus qui nous prennent pour des lâches ayant peur.
En mars prochain, dégageons ces élus anti-démocratiques et choisissons des personnalités qui sauront nous respecter et respecter nos Choix.
Oui ! Pep la mérité respect
SORTONS LES SORTANTS.
Amédée ADELAIDE – Président du CSLR
Le 02 janvier 2026






